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coupures majeures KPMG Women's PGA

Quand le cut ne pardonne pas : l’effet domino du KPMG

L’histoire du golf féminin se raconte aussi par ses absentes : ce cut du KPMG Women's PGA 2026 laisse des traces, et pas seulement sur les cartes de score. Charley Hull, Minjee Lee, Hannah Green : trois noms qui sonnent comme un tir groupé dans le top 10 mondial, trois valises bouclées à Chaska dès le vendredi. Les favorites, hors-jeu. Les européennes en embuscade. Et tout le gratin LPGA obligé de réviser ses calculs pour la suite.

Le cut, ce juge de paix qui ne discute pas

Un cut à +1, c’est la frontière invisible qui sépare le week-end des regrets. Avec 70 élues, le KPMG Women's PGA n’a pas fait de sentiment. Charley Hull, qui restait sur deux places de dauphine en majeur, s’éclipse après un 73-73 aussi soigné qu’inefficace. Minjee Lee, tenante du titre, subit la malédiction du defending champion, pendant que Hannah Green – lauréate ici même à Hazeltine en 2019 – voit son week-end s’évaporer d’un souffle. Vous avez cru à la constance des championnes ? Le cut des grands chelems, lui, n’a jamais signé la charte.

L’effet domino : classement mondial et places européennes

Le KPMG ne se contente pas d’éliminer : il rebâtit l’échiquier mondial en direct. Minjee Lee et Hull, toutes deux dans le top 10 Rolex Rankings, ratent une occasion majeure (littéralement) de grappiller des points précieux. Dans une saison où chaque place compte pour la Solheim Cup, la déconvenue pèse lourd. Anna Nordqvist, capitaine européenne, rappelle que le métier s’apprend aussi sur le green : à l’expérience, elle se faufile de justesse, poing serré, devenant la première capitaine européenne à survivre au cut lors d’une année Solheim. La symbolique, elle, est implacable.

Les nouvelles têtes profitent du grand ménage

Un cut assassin, c’est aussi la promesse d’une redistribution. Ina Yoon, Sud-Coréenne et leader à -5, prend le large avec la grâce d’un TGV, frigorifiant la concurrence. Nicole Felce, enseignante pro de 21 ans, s’invite dans le bal—première teaching pro à passer le cut depuis Jimin Kang en 2019. Lottie Woad, espoir anglais, découvre la dure loi du majeur : +3 et un ticket retour, première coupure à ce niveau depuis le Chevron 2025. Lilia Vu, autre ex-numéro 1, prolonge sa mauvaise passe : sept cuts manqués d’affilée en majeur, deux birdies à se mettre sous la dent, et la perspective d’un été à méditer ses choix de wedge.

Hazeltine, parcours ou monstre sacré ?

Derrière les chiffres se cache le terrain : Hazeltine National, Minnesota, n’a pas volé sa réputation. Scoring moyen sur 36 trous : 73,098, troisième plus bas en 35 ans d’histoire du championnat. On ne traverse pas impunément ce golf dessiné pour éprouver les meilleures. Lauren Coughlin, enfant du pays (Minneapolis), s’empêtre dans les greens, terminant 149e en strokes gained putting. Même Lydia Ko, Hall of Famer, vacille : 76 d’entrée, puis qualification à la dernière balle, preuve que personne ne négocie Hazeltine sans crainte ni tremblements.

Ce que cela change pour la saison LPGA (et l’Europe)

Rater le cut en majeur, ce n’est pas juste cocher la case « rendez-vous manqué ». Pour les européennes, chaque contre-performance pèse dans la balance de la Solheim Cup et du ranking mondial. Les outsiders voient s’ouvrir des brèches, les favorites potentiellement fragilisées devront rebondir vite pour ne pas voir l’été leur échapper. Quant au spectateur : il découvre que le suspense, cette année, n’a jamais été aussi ouvert. Et si cette édition 2026, plus que jamais, annonçait la fin des certitudes dans le golf féminin ?

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Sources et références

PGA Tour

LPGA

KPMG Women's PGA Championship

Rolex Rankings

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