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Corales Puntacana Championship 2026

Stefano Mazzoli, trois départs, un coup de maître à Punta Cana

Des parcours trop longs, des stars en villégiature, et un rookie italien qui claque la porte du clubhouse avec un sourire à 720 000 dollars : bienvenue à Punta Cana, où le Corales Puntacana Championship 2026 a, une fois de plus, joué les fauteurs de troubles sur le calendrier PGA Tour.

Un tournoi à part, une chance pour les outsiders

Le Corales Puntacana Championship, coincé en face d’un 'gros' tournoi du circuit, n’a jamais prétendu à la lumière des projecteurs. Mais pour ceux que Netflix ne suit pas encore, c’est le rendez-vous des ambitions débridées — la porte dérobée sur le rêve américain. Avec son statut d'"opposite-field event", le tournoi offre chaque année sa dose de révélations et de récits improbables.

En 2026, c’est Stefano Mazzoli — trois starts seulement sur le PGA Tour, aussi anonyme qu’un chip au practice du dimanche matin — qui rafle la mise. Deux 66 le week-end, birdie décisif au 18 le dimanche, et le voilà vingt sous le par, une unité devant Gordon Sargent et Todd Clements. Pas mal pour un joueur venu sans vestiaire attitré.

Le Corales, ce monstre au bord de l’Atlantique

Si les big names désertent parfois, c’est peut-être que le Corales Resort & Club, version Tom Fazio, n’a rien du parcours de plage pour retraités. Ouvert en 2010, ce par 72 de 7 670 yards figure dans le top 10 Golfweek des parcours de la zone mexicaine et caraïbe. Sa longueur monumentale, ses coups de vent capricieux et ses finishs face à l’océan font de chaque birdie un petit exploit balnéaire.

Ce n’est pas un hasard si l’épreuve sourit souvent aux frappeurs et à ceux qui n’ont rien à perdre — les cracks en reconquête ou les rookies encore trop jeunes pour avoir la trouille du rough dominicain. Le Corales, c’est un rite de passage, un col de l’Izoard version caraïbe.

Un prize money taillé pour changer des vies

Avec 4 millions de dollars sur la table, dont 720 000 pour le vainqueur, le Corales n’offre certes pas le jackpot d’un 'designated event', mais il garantit un vrai coup de projecteur. Pour Mazzoli, le chèque n'est que le début : 300 précieux points FedEx Cup et, surtout, l’exemption PGA Tour pour deux saisons pleines — privilège rare pour un joueur aussi neuf sur le circuit.

Ce détail, souvent oublié dans les "petits" tournois, fait du Corales un tremplin rêvé pour les Européens. Quand les grands fauves chassent ailleurs, la savane s’ouvre aux outsiders. Le classement du Money List a, encore une fois, basculé en un week-end.

Mazzoli, trois départs et tout à gagner

Passer du statut d’invité passager à celui de membre quasi-inamovible du PGA Tour, voilà le grand écart qu’offre parfois le golf américain. Gagner son exemption, c’est pouvoir bâtir un calendrier, négocier des sponsors, viser des qualifications majeures — bien plus qu’un simple chèque. Pour Stefano Mazzoli, cette victoire est un passeport, un break gagnant, une Odyssée.

L’histoire retiendra qu’en 2026, c’est à Punta Cana que l’outsider du week-end a écrit sa propre page, birdie en poche, alors que les caméras lorgnaient ailleurs.

Et maintenant ?

L’éclat d’un 'opposite-field event' ne brille peut-être pas comme celui d’un major, mais il façonne discrètement le PGA Tour. Pour Mazzoli comme pour tous les rookies européens, Punta Cana reste l’exemple parfait : le talent, un créneau, un parcours redouté — et soudain, tout change. Prochain rendez-vous pour les outsiders : une autre semaine, un autre parcours, une autre chance d’attraper le train du rêve américain.

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