Éclairage rare sur l’incertitude qui hante le circuit LIV Golf : Thomas Pieters, voix posée dans un récent podcast, ne laisse aucune ambiguïté planer sur son avenir. Pour le Belge, si la jeune ligue s’effondre, il serait « prêt à prendre sa retraite » plutôt que d’effectuer un improbable retour au PGA Tour.
Déclaration nette, sans critique de façade, mais constante dans le raisonnement : son passage sur le PGA Tour n’avait pas comblé ses attentes, et l’idée de retenter l’expérience n’existe pas pour lui, quelle que soit la suite des événements. Aucune hostilité vis-à-vis du géant américain, mais une lucidité sur sa place dans l’écosystème : Pieters ne se considère pas parmi les figures inoubliables du circuit, accepte d’être « oublié », et ne recherche ni revanche, ni nouvelle exposition outre-Atlantique.
Au cœur de cette séquence d’incertitude, l’atmosphère à Mexico alors que circulaient les rumeurs de retrait du fonds souverain saoudien – principal soutien du LIV Golf – était « sombre ». En affirmant à ses proches qu’il se tenait prêt à mettre un terme à sa carrière du jour au lendemain, Pieters illustre la vulnérabilité d’une génération de joueurs face à la volatilité des nouveaux circuits.
Toutefois, cette épreuve n’exclut pas un rebond : s’il garde la porte entrouverte pour disputer des épreuves du DP World Tour, sa priorité reste d’aborder les ultimes tournois LIV avec professionnalisme, tout en restant conscient du « massif défi » qui attend la direction du circuit pour assurer sa pérennité.
La trajectoire que prendront Pieters et d’autres « transfuges » du golf mondial dépendra, plus que jamais, des prochains mois sur la scène des circuits alternatifs.





