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résultat Travelers Championship 2026

Viktor Hovland, l’art du contre-pied à River Highlands

Chaque samedi du Travelers Championship, le TPC River Highlands aime distribuer ses surprises avec une précision d’horloger suisse. Cette année, à la faveur du 18e trou, c’est Viktor Hovland qui s’est offert le droit de chambouler les pronostics, grignotant la première place à Scottie Scheffler sous les yeux d’un public partagé entre stupeur et ravissement – l’équivalent golfique d’un twist digne de la Nouvelle Vague.

Après 54 trous, le résultat Travelers Championship 2026 affiche donc Hovland en chef d’orchestre, à 20 sous le par, un souffle devant le n°1 mondial. Pour Scheffler, qui avait transformé le vendredi en masterclass privée avec une carte de 60, le samedi fut plus… humain – birdies à la pelle sur le retour, mais un bogey final qui lui coûte la tête. Le genre de rebondissement qui fait aimer le golf à ceux qui détestent les fins écrites d’avance.

Quand Scheffler sème, Hovland ramasse

Il y a des rounds où Scottie Scheffler donne l’impression d’être l’employé du mois à la World Company du birdie. Mais samedi, Viktor Hovland a refusé le scénario du spectateur invité. Loin de se contenter du rôle d’outsider, le Norvégien a joué une partition sans fausse note dans la dernière partie : birdie dès le 1, égalisation express au 4, puis un tempo qui frise la mécanique de précision. Le passage du 10 au 15 aurait pu signer la prise de pouvoir de Scheffler (quatre birdies en cinq trous), mais Hovland, lui, a campé sur ses positions, encaissant la série sans sourciller.

Le 18, théâtre des coups de théâtre

Sur le finish, le golf rappelle qu’il n’a pas inventé le suspense, il l’a breveté. Hovland plante son drive, cale un wedge direction drapeau, et rentre le birdie qu’il fallait pour pointer seul en tête. Dans le même temps, Scheffler, si chirurgical jusqu’ici, dévisse son approche et doit concéder un bogey. Deux coups d’écart en un trou, et tout le monde revoit son script du dimanche.

L’art du momentum côté Hovland

Pour les amateurs de psychodrame golfique, Hovland offre un cas d’école : longtemps en quête de mode d’emploi pour son swing, il semble avoir (re)trouvé la notice ce week-end. Processus, confiance, routine, autant de concepts rabâchés, mais qui prennent tout leur sens quand le jeu s’aligne le samedi en dernier groupe face au n°1 mondial. "C’est un bonus", lâche-t-il, sourire en coin, après sa carte de 64. Rien ne semble trop grave pour lui, pas même un Scheffler en chasse.

Les poursuivants : pas que figurants

Derrière ce mano a mano de haut vol, Akshay Bhatia (quatre coups de la tête) et Patrick Cantlay (un de plus) restent à l’affût. Le TPC River Highlands distribuant les birdies comme des amuse-bouches, un retour de l’arrière n’est jamais à exclure – les samedis au Travelers ayant la réputation de ne jamais écrire le dimanche à l’avance. De quoi pimenter les stratégies pour le final.

Ce que le duel Hovland-Scheffler raconte de la saison PGA

L’enjeu dépasse le simple leaderboard : voir Hovland bousculer la hiérarchie, c’est l’occasion de rappeler la densité du PGA Tour en 2026. La capacité à accélérer quand tout semble plié, la gestion de la pression sur les trous décisifs, et la faculté à répondre au jeu du leader sont autant d’ingrédients que l’on retrouve rarement réunis. Pour les Européens, la performance du Norvégien rappelle que la saison n’est pas réservée aux Américains, et que le Travelers, loin d’être un simple arrêt de calendrier, reste une rampe de lancement vers les ambitions majeures.

Dernier tour sous tension, dynamiques inversées, et un leaderboard qui promet encore son lot de renversements. Une chose est acquise : dimanche, on ne jouera pas la carte du déjà-vu.

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Sources et références

PGA Tour

Travelers Championship

DP World Tour

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