Michael Block ne cesse de nourrir la chronique des grands championnats : malgré un cut manqué au PGA Championship 2026 à Aronimink, le head pro californien refuse de tourner la page. Dès vendredi, alors que l’espoir d’un nouveau "Block Party" s’effaçait sous des rafales et des positions de drapeau impitoyables, il affichait sa conviction inaltérable : « Il n’y a aucune chance que ce soit mon dernier. Je compte bien revenir, une fois ou cinq. »
Après un brillant premier tour à égalité avec le par, Block s’était approché du sommet du leaderboard, avant de céder lors du deuxième round, comme nombre de joueurs expérimentés pris dans la tourmente. Ce cinquième PGA Championship consécutif doit une fois de plus sa présence à sa qualification via la PGA Professional Championship, signe d’un engagement remarquable dans la filière des pros de club.
Cette capacité à créer l’événement, même loin des premières places, symbolise l’esprit Block : une persévérance confiante, assumée face à l’élite mondiale. Sans égaler son exploit de 2023, il prouve que la flamme peut remplacer le palmarès — du moins aux yeux d’un public en quête de récits singuliers aussi bien que de résultats.
L’épreuve d’Aronimink, aussi exigeante pour Block que pour des figures telles que Tommy Fleetwood ou Robert MacIntyre, rappelle que les conditions restent l’un des ultimes arbitres dans les majeurs. Pour la suite ? Le retour de Block dépendra autant de sa forme que de la vigueur de son itinéraire de qualification, mais la promesse d’un come-back nourrit, déjà, un intérêt qui dépasse le seul score.
L’histoire de Michael Block se poursuit là où finissent souvent celles des outsiders : dans la certitude d’avoir encore quelque chose à faire valoir face aux plus grands. La question de sa place durable dans le championnat s’inscrit désormais dans cette tension, entre exploit passé et volonté d’avenir.





