D’un coup de driver rageur, la planète golf vient d’embrocher son calendrier 2026 sur un tee de compétition XXL : huit majeurs en sept semaines, c’est l’overdose annoncée ou l’extase promise selon l’école que l’on fréquente – côté caddie ou côté vestiaire. S’il fallait un choc des titans pour réveiller les vieilles légendes du green, on ne pouvait rêver mieux que ce marquage du temps à la serpe, où chaque semaine ressemble à une finale de Grand Chelem, et chaque dimanche à un dénouement shakespearien.
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Expect Anything Different?, Collection Brush Series40 €Tourbillon de majeurs : servir la légende ou éreinter les héros ?
Jamais, dans l’ère moderne du golf, le calendrier n’avait osé ce numéro d’équilibriste. Entre le 18 juin et le 2 août 2026, la valse des majeurs s’accélère : U.S. Open à Shinnecock Hills, KPMG Women's PGA à Hazeltine, U.S. Senior Open à Scioto, puis l’Amundi Evian, le Kaulig Companies Championship à Firestone, l’Open à Royal Birkdale, la Senior Open à Gleneagles, et enfin l’AIG Women’s Open à Royal Lytham & St. Annes. Huit grands rendez-vous, toutes générations et tous styles confondus, prenant la lumière à un rythme que même les plus endurants des driveurs n’osent imaginer.
Un hasard de calendrier ? Plutôt la conséquence d’une tectonique des plaques entre circuits, diffuseurs TV, impératifs logistiques et, n’ayons pas peur des mots, météo capricieuse des deux côtés de l’Atlantique. On imagine les directeurs de tournois tentant d’éviter la collision avec Wimbledon ou le Tour de France, tout en jonglant avec des parcours qui n’attendent ni la marée ni le retour des hirondelles.
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Sundays On The Course. Bleu/Gris, Oversized45 €Les joueurs, entre marathon et casse-tête stratégique
Pour les joueurs et joueuses, la saison des majeurs 2026 n’est plus une montée progressive en puissance, mais un véritable sprint, façon finish du Tour sur les Champs-Élysées. Un raté sur un green, une crampe au mollet, et c’est la moitié d’une saison de prestige qui s’évapore en un week-end. Certains rêveront de la glorieuse époque où l’on pouvait souffler entre deux sacres ; d’autres, les plus jeunes, verront l’occasion de surfer sur la vague du momentum sans jamais redescendre du leaderboard.
Les staff techniques, eux, affûtent déjà crampons et table de massage, car dans cette séquence, la gestion de la fatigue devient un art aussi fin que la lecture du break sur les greens d’Augusta. Les plus expérimentés choisiront (peut-être) leurs batailles, laissant filer un majeur pour mieux cibler un autre. Les glamours du double « back-to-back-to-back » britannique – Open, Senior Open, Women’s Open – promettent des doublés d’autant plus mythiques que la récupération s’annonce spartiate.
Un effet papillon sur la hiérarchie mondiale ?
Dans un tel embouteillage, chaque performance ou contre-performance pèse lourd sur la dynamique du classement mondial. Gagnants et perdants voient leur statut basculer en l’espace d’un swing. Les spécialistes du calendrier condensé – ceux pour qui la pression des grands jours est un simple colocataire – pourraient, cette fois, transformer leur science du pic de forme en avantage décisif.
Ce sont aussi les palmarès et les histoires personnelles qui se réécrivent à la hâte. Un joueur malchanceux victime d’un mauvais départ sur un parcours humide peut dire adieu à deux ou trois chances de décrocher le Graal. À l’inverse, la légende d’un outsider qui enchaîne deux majeurs en quinze jours n’en sera que plus savoureuse au bar du clubhouse.
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Golf First Mojito Later40 €Les circuits dans l’œil du cyclone : défis logistiques et médiatiques
PGA Tour, LPGA, PGA Tour Champions : chacun doit s’accorder sur les créneaux, les horaires TV, les déplacements transatlantiques. L’organisation n’est pas sans rappeler un Tetris grandeur nature où chaque pièce refuse de rentrer dans le cadre. Les joueuses de la LPGA jonglent entre l’Amundi Evian en France et l’AIG Women’s Open en Angleterre, tandis que les seniors du Champion Tour croisent les fers avec leurs homologues européens sur les links écossais.
Côté fans, l’offre ressemble à un festin sans fin, à condition d’avoir la santé (et le bon abonnement). Mais une question rôde : trop de majeurs, tue-t-il le majeur ? L’excitation peut-elle survivre à la saturation ? Les audiences internationales de ce « super summer » golfique seront scrutées avec autant d’attention que la météo sur le 18 du Royal Birkdale.
Et pour les Français dans tout ça ?
L’Amundi Evian, seul majeur organisé dans l’Hexagone, retrouve une place encore plus enviée au cœur de ce tourbillon. De quoi galvaniser les ambitions de la nouvelle vague tricolore, toujours à l’affût d’un coup d’éclat sur le sol national. Mais, pour tous les joueurs européens, le triptyque britannique devient un test d’endurance et de polyvalence. Reste à savoir si, dans cette tornade, un Bleu ou une Bleue viendra faire danser la Marseillaise sous le crachin écossais.
La saison 2026 restera-t-elle une anomalie ou posera-t-elle les bases d’un nouveau tempo pour le golf mondial ? Les débats sont ouverts, les greenkeepers affûtent déjà leurs tondeuses.
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