La singularité du Kansas dans l’histoire du PGA Championship s’incarne autant dans son héritage que dans sa vitalité contemporaine. Bien au-delà des fairways, ce sont des racines profondes, souvent ignorées, qui relient cet État du Midwest à l’un des tournois majeurs les plus convoités du calendrier mondial.
Dès l’origine, la trajectoire du fameux Wanamaker Trophy, remis chaque année au vainqueur du PGA Championship, prend racine dans la famille Wanamaker. En 1916, Rodman Wanamaker organise à New York un déjeuner décisif qui aboutira à la création de la Professional Golfers Association of America. Cette initiative marque un tournant structurant, et le trophée qui porte aujourd’hui son nom couronne chaque printemps le vainqueur du championnat majeur.
La présence du nom Wanamaker à Topeka, au Kansas, n’est pas un hasard. John Wanamaker, père de Rodman, premier Postmaster General de l’histoire des États-Unis, prête son nom à une école et à une artère symbolique de la ville. Ce maillage territorial souligne à quel point le patrimoine local continue d’irriguer la mémoire collective du golf professionnel.
À l’heure actuelle, cet héritage historique s’exprime jusque sur les greens avec la participation de Gary Woodland au PGA Championship 2026. Originaire du secteur de Shawnee Heights, près de Topeka, Woodland incarne l’esprit de ce territoire, renouant avec le prestige grâce à sa victoire au Texas Children’s Houston Open quelques mois auparavant : un retour en lumière après sept ans d’attente sur le PGA Tour.
Ce fil rouge liant passé et présent du Kansas, entre figures visionnaires et champions locaux, offre une autre lecture du PGA Championship : celle d’un tournoi nourri, dans ses traditions comme dans son actualité, par l’influence discrète mais tangible d’une région encore trop peu citée dans l’histoire du golf mondial.





