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ISPS Handa Women's Scottish Open 2026

Dundonald, vent de folie : le Scottish Open brise les certitudes

Dundonald Links, ciel d’ardoise et rough qui ne pardonne pas : le Scottish Open féminin a, cette année encore, tenu plus du roman noir que du feel good. Au matin du cut, les favorites ramassent leurs balles et leurs illusions à la pelle, pendant que les links écossais, une fois de plus, dictent leur loi – en dialecte vent force six, s’il vous plaît.

On croyait Charley Hull engloutie dans la tempête après un quadruple bogey viral au premier tour. Mais 49e à l’issue du vendredi, la Britannique s’est extirpée du piège, remontant 40 places grâce à un 71. Preuve que les liens familiaux avec le vent local, ça aide… Ou alors que plus c’est cassé, plus c’est solide.

Pourquoi le cut a fait tomber autant de têtes ?

Un cut à +6, ce n’est pas tous les jours sur le LPGA Tour. À Dundonald, 29 joueuses au tapis jeudi, à peine mieux vendredi (15). Il faut dire que les links, quand ils s’en mêlent, aiment la sévérité : rough haut, greens fermes, et ce vent qui se glisse dans chaque swing. Jenny Shin, elle, semble avoir trouvé la clef du coffre-fort, menant à -11 avec cinq longueurs d’avance sur Esther Henseleit. Mais pour la majorité, la boîte à double bogey était grande ouverte.

Les links écossais, maîtres du jeu

Le Scottish Open féminin, c’est le dernier crash test avant le AIG Women’s British Open : un links à l’ancienne, météo changeante, bunkers comme des pièges à renards et rough façon tranchées. La tradition veut que l’Open d’Écosse féminine soit la répétition générale des championnes links, et chaque année, la part de surprise reste élevée. Cette édition 2026 n’a pas dérogé à la règle, sacrifiant quelques icônes au passage.

Des qualifications Solheim Cup chamboulées

Le timing, lui, n’a rien d’anodin : ce Scottish Open tombe juste avant la sélection finale pour la Solheim Cup côté européen. Résultat ? Plusieurs joueuses en quête de points, comme Chiara Tamburlini ou Nanna Koerstz Madsen, rentrent bredouilles. Outre-Atlantique, même topo : Lilia Vu, Melanie Green ou Alison Lee n’ont pas franchi le week-end. Autant dire que la porte de la Solheim Cup s’entrouvre pour celles qui tiendront la distance au prochain AIG Women's British Open.

Les favorites hors-jeu : question de links ou de mental ?

Minjee Lee, trois majeurs au compteur, s’est retirée après une entame cauchemardesque (85 puis abandon). Georgia Hall, fraîchement revenue de congé maternité, n’a pas trouvé la recette (82-76), la faute à un 10 sur le par 5 du 14. Jin Young Ko, ex-numéro 1 mondiale, manque un second cut consécutif, signe d’une saison qui s’effiloche sous les rafales. Les links écossais n’ont pas de mémoire, mais les carnets de scores, eux, s’en souviennent longtemps.

Les rescapées : Hull, Shin et la revanche du fairway

Charley Hull, elle, symbolise la résilience britannique : un quadruple bogey, une remontada discrète, et la voilà jouant le week-end. Jenny Shin, installée en tête à -11, s’offre un break cinq coups devant la meute – preuve que le vent n’est pas toujours l’ennemi des joueuses venues d’Asie. Quant à Nelly Korda, un passage express dans le top 10 avant un retour sur terre (76, +4 total) : la vie est plus dure sans parapluie doré.

La jeune Kiara Romero, elle, a manqué la cut de peu (8 au-dessus), mais tout reste à jouer à l’AIG Women’s British Open, où la dernière carte LPGA se disputera sur un autre links mythique.

Et maintenant ?

Le Scottish Open 2026 rappelle que l’Écosse ne se dompte pas, elle se négocie, coup par coup. Prochain acte : le AIG Women's British Open, dernier round de la saison des links et, pour nombre de joueuses, dernière chance d’inscrire leur nom dans la grande histoire. Les stats, elles, s’oublient. La leçon, jamais.

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