Une première journée euphorique, voire trompeuse, puis la gifle du vendredi : le Genesis Scottish Open 2026 a servi un cocktail dont seuls les links écossais ont le secret. Les amateurs de leaderboard mouvementé n'ont pas été déçus. Parmi eux, un certain Scottie Scheffler, recordman en titre du PGA Tour pour le nombre de cuts consécutifs validés. Cette fois, le Texan a dû ranger ses clubs prématurément, sa série stoppée net à 78, comme un sandwich oublié au fond du sac.
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Grand Slam, Collection Amen Corner40 €Quand Thursday ment à Friday
Les links, c'est comme les promesses électorales : ce qui compte, c'est le lendemain. Après un jeudi dominé par cinq co-leaders — dont Patrick Cantlay et Bernd Wiesberger —, on pensait voir une bataille des cadors jusqu'au dimanche. Erreur. Cantlay, auteur d'un superbe 65, s'est éparpillé le vendredi en collectionnant les bogeys, pour finir à 74 et 1 sous, dehors. Wiesberger, lui, a signé un 78, soit treize coups de plus qu'à l'ouverture. Les links écossais ne pardonnent pas les vendredis sans.
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Cart Club Racing, Rouge40 €Scheffler, le géant chuté
Scottie Scheffler était le favori des cotes et des bookmakers, pas seulement des algorithmes. Mais un 68 solide jeudi n'a pas résisté à la tempête du vendredi : 72, total au par, deux coups trop court pour passer le cut fixé à -2. Conséquence, sa série de 78 cuts consécutifs (la plus longue chez les actifs) s'arrête là. Pour l'anecdote, il n'avait plus raté de cut depuis 1 428 jours. Le plus rageant ? Il restait sur 35 tournois de rang dans le top 25, une régularité de métronome qui ne préserve de rien sur les links.
Les favoris à la trappe : mode d'emploi écossais
Ludvig Aberg, voué à truster les podiums chaque semaine, n'a pas non plus résisté. 68-71, une carte trop courte pour passer, troisième cut manqué cette saison malgré dix top 25 au compteur. Brooks Koepka, pourtant invité sur sponsor exemption et auteur d'un 66 prometteur jeudi, s'est perdu le lendemain avec un 74. Même Schauffele (69-74) ou Bud Cauley, tout frais vainqueur à Toronto, ont sombré. Le Scottish Open, c'est la danse des outsiders un vendredi sur deux.
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Beaucoup fantasment sur la météo écossaise, mais sur ce genre de parcours, chaque rafale, chaque bunker mal placé devient une embuscade. Le moindre retard à l'allumage le vendredi et c'est la sortie de route. D'autant que le Scottish Open, placé juste avant The Open, attire les meilleurs mondiaux — et donc les plus grosses désillusions. Un leaderboard qui se vide de ses stars crée un boulevard pour des Jordan Smith ou Nicolai Von Dellinghausen, soudain propulsés en haut de l'affiche.
Et maintenant ? L'effet Scottish en route vers The Open
Le Scottish Open, c'est le laboratoire à ciel ouvert avant The Open. Ceux qui loupent le cut repartent avec des doutes dans la valise, tandis que les rescapés s'offrent une répétition générale grandeur nature. Comme souvent, ce sont les links qui tranchent et rappellent que le golf, même chez les faiseurs de miracles, reste un sport d'humilité forcée. Parfois, le plus beau swing du jeudi ne garantit rien face à la pluie et au cut du vendredi.
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