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Evian Championship 2026

Evian, le nouveau tremplin des prodiges amateurs

Au pied des Alpes, dans cette douceur très Lake Geneva, les swings sont nets et les enjeux acérés : à l’Evian Championship 2026, l’avenir du golf féminin se joue… dès la feuille de score du vendredi.

On connaissait Evian pour ses rebondissements de dernière minute, ses roughs piégeux et son art du suspense. Mais depuis deux saisons, le tournoi s’est inventé une nouvelle vocation : rampe de lancement pour prodiges amateurs, de plus en plus nombreux à transformer la carte postale savoyarde en sésame pour le LPGA.

Quand le cut devient un passeport

Le primary_keyword fait désormais figure de nouvelle frontière pour les ambitions universitaires. On pourrait croire à une amicale entre meilleures copines, mais la réalité est plus aiguë : une place dans le cut, c’est l’assurance pour Kiara Romero d’atteindre le fameux 20e point du LEAP (LPGA Elite Amateur Pathway). Et, avec lui, la carte LPGA. La règle est simple : chaque cut passé sur un tournoi majeur vaut un point, une place dans le top 25 en offre deux.

Le système, importé il y a peu sur le circuit féminin, a déjà fait ses preuves. Lottie Woad, ex-amateur britannique au swing aussi tendu qu’un finale de Ryder, en avait profité l’an dernier : troisième, une carte LPGA dans la poche, et un titre dès son premier tournoi professionnel. Depuis, elle truste le top mondial et tapote la porte des grandes.

Les visages d’une génération prête à tout

Romero, actuelle numéro 1 mondiale amateur, débarque à Evian après avoir engrangé son 19e point lors de l’Arnold Palmer Cup en Irlande – une étape qui, malgré le vent local, n’a pas refroidi ses ambitions. Elle n’est pas seule : dans le champ 2026, six amateurs, chacune avec des références qui feraient rougir un caddie expérimenté.

Aphrodite Deng, 16 ans et déjà engagée pour Stanford, Asterisk Talley, la surdouée qui prendra la route de The Farm, Farah O’Keefe (championne NCAA en titre), Maria Jose Marin (victorieuse à Augusta et championne NCAA 2025), sans oublier Yunseo Yang, vainqueure en Asie et fraîchement deuxième du Korea Women’s Open face aux pros. Un tournoi, six ambitions, et le même rêve : franchir le cut pour passer de l’autre côté du miroir.

LEAP : mode d’emploi pour les apprenties stars

Le LEAP, c’est ce système de points bien huilé qui transforme les bons résultats amateurs en véritable monnaie d’échange pour la carte LPGA. Chaque passage du cut rapporte donc un point, et seules les plus régulières peuvent espérer atteindre ce total mythique de 20.

Mais le parcours est exigeant : toutes n’iront pas au bout, et la pression du cut à Evian – sur un layout taillé pour les nerfs solides – n’a rien d’un simple tour de chauffe. Pourtant, la mécanique séduit : elle offre une méritocratie lisible et donne à chaque birdie amateur des airs de putt pour la gagne.

L’Evian, laboratoire du circuit mondial féminin ?

En deux saisons, Evian s’est affirmé comme le théâtre de la transition réussie. Preuve par l’exemple : Woad, passée en quelques semaines du statut d’espoir à celui de vainqueure sur le LPGA, a montré que le tremplin fonctionne. Romero, si elle s’offre la carte, prolongera la dynamique et confirmera le rôle du tournoi dans la fabrique des nouvelles stars.

Au fil des années, le field amateur de l’Evian se densifie, attirant les talents venus d’Europe, d’Asie ou des universités américaines. Un effet boule de neige, où chaque réussite inspire la suivante, sous l’œil vigilant des agents et des sélectionneurs du LPGA.

Et les Françaises dans tout ça ?

Si la cuvée 2026 brille davantage par la diversité internationale, la question de la place des espoirs françaises reste posée. La mécanique LEAP pourrait, à terme, profiter à la jeune garde hexagonale, à condition de s’aligner sur les standards de performance observés outre-Atlantique ou à Séoul. Une ouverture à surveiller – et peut-être le prochain chapitre de cette saga Evian.

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