La trajectoire filant à droite au driver — souvent surnommée le « right miss » — est une frustration commune quel que soit le niveau. Pourtant, selon Jason Baile, enseignant reconnu, la correction peut passer par un simple ajustement de ressenti : dès la descente, il recommande d’imaginer une seconde balle placée environ un shaft derrière la balle à jouer, légèrement à l’intérieur de la ligne cible.
La clé : ressentir que la face de club s’oriente square sur cette seconde balle aussi tôt que possible, bien avant l’impact. Ce repère visuel et mental permet d’éviter la face ouverte, responsable des balles qui flottent ou partent franchement à droite malgré un swing bien engagé.
Ce travail sur le ressenti du clubface — plutôt que la recherche d’une technique parfaite — donne un levier simple aux amateurs de tous horizons. Il s’agit moins de forcer le poignet en bas que d’imprimer à son cerveau une image claire du chemin à suivre : le sweet spot doit être en harmonie avec l’arc de swing, comme une voiture qui négocie son virage sans correction brusque du volant.
Intégrer ce ressenti dans la routine, en visualisant la face square « tôt », simplifie la tâche et réduit les compensations de dernière minute, responsables d’erreurs plus sévères (push comme hook). Pour quiconque souhaite reprendre confiance sur les départs, cette approche sensorielle complète efficacement une routine classique.
Observer son vol de balle, oser l’ajustement mental proposé, c’est accéder à une forme d’autonomie technique. Reste à s’approprier cette image, à la tester, puis à l’intégrer sereinement à son jeu pour faire de chaque drive une opportunité plutôt qu’un risque.





