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championnat d'europe dames 2026

Allerum sous la pluie, Brentcheneff en éclaireuse des Bleues

La pluie s'invite souvent à la table des championnats nordiques, mais ce mercredi matin à Allerum, elle s'est carrément installée en chef d'orchestre. Entre brumisateur naturel pour les joueuses matinales et valses d'orages pour les participantes de l'après-midi, le Championnat d'Europe individuel Dames 2026 s’est ouvert sous des cieux aussi indécis que le leaderboard. Dans cette atmosphère oscillant entre la Scandinavie de Munch et la météo du British Open, une Française a réussi à sortir la tête du rough : Sara Brentcheneff, 71 (-1), meilleure carte tricolore.

Quand la météo fait le cut

Pas besoin d'être météorologue pour comprendre que le vent et la pluie n'aident guère à aligner les birdies. Pourtant, Brentcheneff, lancée dans la deuxième partie du matin, a rapidement posé trois birdies (1, 4, 12) avant de se heurter à la double peine du parcours : trois putts sur le green du 17, puis une sortie de rough digne d’un épisode de Koh-Lanta sur le 18. L’approche-putt pour sauver le par y a pris des airs de qualification olympique. Résultat : elle termine à deux coups des leaders, 11e, mais surtout, donne le ton à une équipe de France qui n’a pas l’intention de rester sous la pluie.

Un peloton européen à couteaux tirés

Cinq joueuses en tête à -3, cinq autres à -2, neuf à -1 : rarement peloton aura été aussi compact qu’une boîte de sardines scandinaves. La moindre erreur se paie cash et chaque birdie se fête comme un bonus. Dans cette configuration resserrée, chaque carte sous le par devient une denrée précieuse, surtout pour les Françaises qui visent d’abord le cut, puis rêvent de podium. Avantage (temporaire) : le cut ne tombe qu’après le deuxième tour, mais la limite est déjà bien visible pour une partie de la délégation tricolore.

Le cas Giselle Zhao : eagle et revanche

À l’image d’un finish hollywoodien, Giselle Zhao s’offre un eagle sur le 18, histoire de faire oublier un bogey au 17. Une carte dans le par (72) et une 20e place provisoire qui la maintient en embuscade, elle qui avait déjà brillé avec un top 10 l’an dernier à Francfort. L’expérience des grandes compétitions européennes joue ici son rôle : elle sait que tout peut bouger en une journée, surtout quand les orages tournent autour du parcours comme des vautours patients.

L’équipe de France : la résistance par le collectif

Derrière Brentcheneff et Zhao, le contingent bleu-blanc-rouge s’accroche. Constance Fouillet finit fort avec deux birdies sur les deux derniers trous pour rejoindre Mila Jurine à +1, tandis qu’Emilie Knai rejoint la bande l’après-midi. Maylis Lamoure et Louise Depadt restent dans le coup à +2, tout comme Eugénie Varet, Carla de Troia et Camille Min-Gaultier, un peu plus loin mais toujours à portée du cut, fixé aux 96 premières. Pour certaines, la frontière entre prolonger l'aventure ou rentrer à la maison se jouera à quelques centimètres de putter.

Cut, suspense et météo suédoise : tous les coups sont permis

Premier cut jeudi soir : c’est la règle du jeu. Avec une centaine de places à défendre, les Bleues doivent jongler entre gestion des éléments et agressivité sur les attaques de green. Avantage : toutes ont déjà goûté à la pression du leaderboard européen. Inconvénient : la météo d’Allerum n’a pas dit son dernier mot, et chaque matin réserve sa dose de surprises, entre rough détrempé et greens sournois. Mais, après tout, si c'était facile, on appellerait ça du mini-golf.

Vers un remake ou une première ?

La suite ? Impossible de prédire si une Française relancera la saga du titre européen ou si le podium s’envolera vers d’autres latitudes. Mais une chose est sûre : la densité du haut de tableau laisse la porte ouverte à tous les scénarios, surtout avec un cut aussi impitoyable. Pour suivre l'évolution de la compétition et replonger dans l'histoire du Championnat d'Europe Dames, un détour par les annales de l’EGA s’impose… avant de revenir, parapluie en main, pour le dénouement suédois.

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