Aronimink incarne cette année l’innovation patrimoniale au cœur du PGA Championship 2026. L’accumulation de 174 bunkers, intégrés après une étude approfondie des photographies aériennes historiques de Dallin, place les meilleurs joueurs face à une rare complexité architecturale.
Le défi répond autant à une ambition de fidélité à la vision de Donald Ross qu’à l’exigence d’un test moderne : les bunkers en grappes, unique dans son œuvre, modifient la perception de chaque mise en jeu. Mais selon Rory McIlroy, la disparition de nombreux arbres dans la restauration atténue la valeur stratégique du tee shot, réduisant parfois le besoin de créativité initiale ; la véritable sélection s’opère alors sur le second coup, jusqu’aux greens, d’une subtilité redoutable. Pour Xander Schauffele, l’absence de végétation exige moins de trajectoires courbes, mais la défense réside dans la complexité des surfaces de putting et le placement exigeant.
La restauration signée Gil Hanse n’a pas cherché une reconstitution littérale mais un respect de l’intention et du vécu du parcours, favorisant des options variées de positions de drapeau et un golf de test mental. Dès cette semaine, l’emphase sera mise sur la rigueur du jeu court et la maîtrise du rythme autour des greens à fortes pentes, avec 156 professionnels mis à l’épreuve.
Face à cette tendance qui interroge l’équilibre entre tradition, paysage arboré et adaptation au jeu moderne, Aronimink propose un modèle : une architecture à la fois fidèle et provocatrice, invitant au renouvellement permanent des stratégies sur les plus grandes scènes du golf mondial.





