En tête après trois tours, Alex Smalley incarne l’outsider absolu du PGA Championship 2026 à Aronimink. Pourtant, rien n’a jamais semblé aussi ouvert : vingt-deux golfeurs, dont certaines des plus grandes figures du circuit, demeurent en position de rêve à l’orée d’un dimanche historique.
Dans un troisième tour marqué par la volatilité et le suspense, Smalley, 29 ans, a conjuré un début délicat (trois bogeys sur ses quatre premiers trous) pour réaliser sept birdies sur ses douze derniers et signer 68 (-2). Son mérite ne se limite pas à la résilience : il demeure le seul du plateau à avoir scoré sous le par lors de chaque journée, apportant sa singularité à un leaderboard pourtant saturé d’expérience.
Mais le dimanche s’annonce intense. Jamais dans l’histoire du tournoi autant de challengers n’avaient été aussi proches à ce stade : Rory McIlroy, Jon Rahm, Ludvig Åberg et Scottie Scheffler, tous anciens ou actuels champions majeurs, visent le retour spectaculaire. La densité du peloton — jusqu’à sept joueurs ayant tenu la tête samedi — laisse augurer d’un scénario de chaos ou de revanche, bien loin d’une formalité pour le leader du jour.
Les deux leaders du dernier groupe n’ont jamais remporté de tournoi ni de majeur, une donnée rare. Les statistiques récentes offrent pourtant un frémissement d’espoir à Smalley : ces dernières années, l’écrasante majorité des vainqueurs du PGA Championship sont issus de la dernière partie. Mais la pression du dimanche face à un plateau densifié, où Padraig Harrington (54 ans) et d’autres vétérans brillent encore, rassemble les conditions d’un finish inédit.
L’enjeu dépasse la simple victoire individuelle : il s’agit d’une épreuve collective de nerfs entre le talent, l’expérience et le génie opportuniste au fil des trous. Dimanche à Aronimink, l’histoire du majeur pourrait à nouveau s’écrire sur un fil.





