Un vendredi soir à Cromwell, Connecticut, et Akshay Bhatia met la gomme. Huit birdies, zéro bogey, une carte de 62 et soudain, le leaderboard du Travelers Championship affiche son nom aussi haut que les ambitions de ses sponsors. Non, ce n'est pas un mirage – c’est le retour d’un joueur à la trajectoire aussi imprévisible que l’humour d’un starter de Pro-Am.
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Bhatia n’en est pas à son premier coup d’éclat. On le savait déjà capable de frapper fort – la victoire à Bay Hill en mars dernier, lors d’un Signature Event, avait dissipé les doutes sur son talent pur. Le garçon sait faire trembler les greens et les nerfs ; la question, éternelle, demeure : transformation fugace ou début de routine sur le PGA Tour ? Derrière la lumière d’un 62, un autre chiffre : cinq cuts manqués et cinq top 10 en quinze départs, dont des sorties précoces au Masters, PGA Championship et Memorial. De quoi faire tourner la tête aux statisticiens… et aux caddies.
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Golf Is My Aperol Spritz40 €Putting de feu, swing à froid – la recette du jour
Si Bhatia flambe, c’est parfois sur un fil. Vendredi, son driver – plutôt timide la veille – a retrouvé le fairway : 13 sur 14, comme un métronome suisse tombé amoureux des greens américains. Ajoutez à cela un putting classé neuvième au Strokes Gained avant le tournoi (et déjà plus de 250 pieds de putts enquillés sur deux tours), la recette d’une journée sans fautes est servie. Mais la vraie question de fond n’est pas de savoir s’il peut shooter 62. C’est : peut-il le refaire, ou au moins ne pas s’écrouler le samedi ?
Quand le leaderboard devient un miroir
Sur le PGA Tour, le leaderboard ne ment jamais très longtemps. Les feux d’artifice du vendredi se heurtent à la pesanteur du samedi. Bhatia, pour l’instant, a prouvé qu’il savait gagner – mais pas encore qu’il savait enchaîner. Sa capacité à dompter les attentes nouvelles après Bay Hill rejoint un vieux serpent de mer : trop jeune pour être un vétéran, trop brillant pour être un outsider. Les spectateurs, eux, oscillent entre emballement et scepticisme – la constance, c’est le vrai graal.
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Sundays On The Course. Rouge/Blanc40 €Un championnat, deux mondes
Le Travelers, c’est l’anti-Shinnecock : pas de vent, pas de Poa annua fourbe, des conditions où l’agressivité se paie cash… ou se récompense. Bhatia l’a bien compris : « Ici, on peut attaquer », balance-t-il, heureux comme un amateur autorisé à lifter la balle sans regarder la carte de score. Mais le parcours ne fait pas de promesses pour le dimanche. Il faudra plus qu’un 62 pour que les conversations du week-end parlent d’autre chose que de Scheffler ou Hovland.
La route vers la régularité, pied au plancher
En entrant dans le week-end à -12, Bhatia se donne une chance solide de s’inviter à la table des grands pour un second Signature Event en 2026. Mais pour transformer l’essai, il devra conjuguer l’agressivité du vendredi à la gestion de l’attente, celle qui fait la différence sur le circuit. À suivre : saura-t-il faire du 62 un point de départ vers la constance, et non un simple feu follet ? On guettera la suite… pour voir si le nom de Bhatia devient, enfin, une présence stable en haut du leaderboard.
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