Pour la première fois dans l'histoire du golf professionnel, le Korn Ferry Tour rend publiques les vitesses de jeu individuelles de ses joueurs, calculées selon l’Average Stroke Time (AST). Cette transparence sans précédent vise à éclairer les fans et à responsabiliser les joueurs quant à leur tempo en compétition.
La diffusion de ces données, validée par le PGA Tour Policy Board en novembre dernier, intervient après le Colonial Life Charity Classic et concerne 129 joueurs à ce jour. Nicholas Infanti est l’actuel leader en rapidité, tandis qu’Ian Gilligan ferme la marche, chaque performance étant détaillée selon quatre catégories de jeu : du départ jusqu’au green.
L’accès à ces statistiques marque un tournant : une information auparavant réservée aux officiels devient objet de discussion publique, de gestion collective mais aussi de pression potentielle entre pairs. Pour certains, cette lumière nouvelle permettra d’identifier, voire de corriger, les habitudes lentes ; pour d’autres, elle pose la question de la stigmatisation durable au sein d’un circuit en quête d’exemplarité.
Chez les joueurs, la publication suscite intérêt et curiosité. Mitchell Meissner, membre du Player Advisory Council, note qu’une large majorité de ses collègues jouent plus vite que le public ne l’imagine ― malgré la somme de décisions inhérentes à chaque coup. Côté fans, c’est désormais une part de la réalité du jeu qui s’offre à l’analyse, chaque coup étant chiffré, comparé, débattu.
Alors que le PGA Tour principal n’a pas encore franchi ce cap, la démarche Korn Ferry ouvre une ère nouvelle. Entre exigences sportives et attentes publiques, la question du rythme de jeu s’élève comme l’un des sujets-clés de la culture golfique contemporaine.





