Dans l’atmosphère tendue d’Aronimink, le PGA Championship 2026 a livré sa première sélection : parmi les 11 joueurs du LIV Golf présents au départ, seuls sept poursuivront l’aventure après le cut du vendredi. Ce chiffre, révélateur d’une certaine compétitivité du camp LIV en situation de Majeur, nourrit les débats sur la place et la légitimité de leur circuit sur la grande scène mondiale.
Le lecteur en quête d’une photographie précise du week-end notera que si certaines têtes d’affiche LIV doivent déjà plier bagage, la présence majoritaire d’anciens du PGA Tour passés sous pavillon LIV au-delà du cut reste un signal fort. Martin Kaymer, seul champion PGA du lot et bref leader du jeudi, a bien failli voir son tournoi s’arrêter prématurément après une seconde journée compliquée (75). Mais l’Allemand reste en lice, symbole d’un groupe toujours capable de répondre présent sous la pression.
L’absence de Phil Mickelson – dernier joueur LIV à avoir conquis le Wanamaker Trophy en 2021 – souligne que le champ n’était pas complet côté figures de proue. Brooks Koepka, lui, rappelle que remporter un PGA alors qu’on représente le LIV est déjà survenu récemment.
Si la liste exacte des survivants n’est pas détaillée, la tendance s’esquisse : le cut continue de trier les prétendants mais ne relègue pas pour autant les membres LIV au second plan. Leur capacité à défier les codes établis et à influer sur le palmarès des Majeurs demeure un sujet incontournable pour tout amateur éclairé.
Au-delà du simple chiffre, ce scénario invite à explorer la portée culturelle de la présence LIV au plus haut niveau. Le cut, plus qu’une formalité statistique, cristallise l’équilibre fragile entre rupture et tradition au sommet du golf contemporain.





