Ben Kern, head professional à Hickory Hills près de Columbus, Ohio, a créé la surprise au PGA Championship 2026. À 41 ans, ce professionnel de club a inscrit le plus grand nombre de birdies de tout le champ lors des deux premiers tours à Aronimink, surpassant les cadors du PGA Tour et les stars mondiales réunies. Vendredi, Kern a rendu une carte de 67 (-3) ponctuée de six birdies, suffisants pour passer le cut, un exploit rare pour un pro de club dans un majeur.
Kern, déjà auteur d’une participation remarquée au PGA Championship 2018 (T-42 à Bellerive), vit une semaine où confiance et justesse de jeu s’entremêlent. Interrogé à l’issue de son deuxième tour, il avoue sa fierté et son incrédulité face à ce classement inattendu. La présence à ses côtés de Randy Wachtel, président du club, offre aussi une dimension communautaire et humaine à cette performance.
Au PGA Championship, la qualification de professionnels enseignants ou chefs de club fait partie de l’ADN du tournoi. Mais dominer le champ en birdies reste exceptionnel. Kern, jouant généralement une fois par semaine avec des membres, concède lui-même ne pas réaliser l’ampleur de l’événement : « C’est assez fou ».
Si la suite du tournoi reste ouverte, la portée symbolique de ce début de semaine inspire : elle rappelle que la frontière entre pro de club et élite mondiale peut vaciller sur un tour parfait. Que deviennent ces exploits au-delà du résultat brut ? Ils révèlent la beauté singulière du golf : donner, l’espace d’un week-end, toute sa place à l’outsider, qu’il soit habitué des drives matinaux ou des grands rendez-vous.
En filigrane, la performance de Kern encourage à revoir la valeur du « birdie » dans un contexte aussi relevé. Dans l’attente de la suite, elle éclaire aussi ce que les professionnels de club apportent à la culture du golf majeur – entre humilité, excellence, et sens du partage.





