Onze joueurs issus de LIV Golf s’alignent cette année au PGA Championship, rendant la tension inédite à Aronimink. Si la rivalité avec les circuits traditionnels attise chaque major, la réalité du contingent LIV 2026 se compose d’expériences contrastées et d’espérances renouvelées.
Parmi eux, Martin Kaymer reste le seul à avoir déjà soulevé le Wanamaker Trophy, symbole rare mais terni par une série de cuts manqués dans cette épreuve depuis 2010. L’absence de Phil Mickelson pour la deuxième fois consécutive, invoquant des raisons familiales, accentue encore le resserrement du groupe, amputé de cinq membres par rapport à l’édition précédente.
Dustin Johnson incarne quant à lui une trajectoire plus nuancée : victorieux à l’ouverture de la saison LIV, souvent bien placé par le passé au PGA, il peine à maintenir la régularité qui lui avait jadis permis de tutoyer les sommets. Cameron Smith, s’il demeure loin de son niveau de 2022, conserve des éclairs de génie que le contexte d’un major pourrait raviver.
Le regard se porte aussi sur les talents émergents : Joaquín Niemann, qui a signé sa meilleure performance en majeur sur ce tournoi l’an dernier avec une place de T-8, et Thomas Detry, dont la progression silencieuse sur le LIV laisse entrevoir un potentiel de surprise à Aronimink. Tyrrell Hatton incarne à merveille le joueur capable de renverser un tournoi si son putting s’enflamme, tandis que Jon Rahm concentre à la fois maturité et attentes, à l’affût d’un retour en grâce dans un major.
Le PGA Championship tient ainsi ses promesses de diversité et d’incertitude. La présence réduite des joueurs LIV cette année aiguise la rivalité et pose la question de leur capacité, individuelle et collective, à imprimer leur marque sur ce rendez-vous d’exception. L’ouverture de cette édition pourrait redéfinir, en creux, la place de LIV dans la hiérarchie mondiale des majeurs.





