Peut-on vraiment imaginer le PGA Championship retrouver son créneau estival d’août ? Si le débat agite passionnés et observateurs depuis la bascule décidée en 2019, la réponse institutionnelle demeure catégorique : aucun projet de retour n’est envisagé.
La PGA of America, par la voix de son CEO Terry Clark, martèle que le choix de mai s’impose non seulement pour des raisons pratiques, mais comme élément constitutif de la nouvelle identité du tournoi. Malgré les critiques — certains regrettant une tradition d’août ancrée dans la mémoire collective —, la direction se veut pragmatique : la date printanière favorise l’expérience spectateur et tempère la brutalité climatique rencontrée lors des éditions estivales sur des parcours comme Southern Hills ou Bellerive.
Si la période de mai mobilise des parcours du Nord moins rodés aux standards Majeur si tôt dans la saison — le cas de Whistling Straits ou Hazeltine National y est évoqué —, des ajustements agronomiques ont, selon Kerry Haigh, permis de maintenir des surfaces de jeu d’excellence. Loin d’un affrontement tradition/modernité, la réflexion institutionnelle s’articule autour du rôle du PGA Championship dans le calendrier global, de sa capacité à distinguer sa « fenêtre » au sein d’une saison saturée d’événements majeurs et de la stabilité pour les joueurs comme pour les spectateurs.
Pour les années olympiques, la direction reste sur la réserve quant à une flexibilité potentielle, préférant préserver la cohérence du calendrier plutôt que d’ouvrir une brèche à l’exception. Ce choix, assumé, annonce la volonté de la PGA of America de donner au Majeur un ancrage pérenne, loin de la volatilité des tendances ou des pressions conjoncturelles. Une stabilité qui façonne l’identité du tournoi sur le long terme et offre aux amateurs autant qu’aux acteurs du circuit une lisibilité précieuse dans un écosystème de plus en plus concurrentiel.





