Changer le grip de ses clubs à la maison n’est plus réservé aux initiés, c’est un geste précis qui séduit autant pour la personnalisation du matériel que pour la satisfaction d’un entretien réussi. En quelques étapes méthodiques et avec peu d’outils, chaque joueur peut ainsi retrouver un toucher neuf, sans déplacements superflus ni mise en risque d’un club précieux.
**Méthode fiable pour re-gripper soi-même :**
Retirer l’ancien grip exige souvent un cutter (idéalement à lame crochet), en veillant à ne pas rayer le shaft. Une fois le grip découpé et ôté, la bande adhésive qui subsiste se décolle beaucoup plus facilement à la chaleur : un sèche-cheveux ou un pistolet thermique – voire un chalumeau pour les habitués – accélère le ramollissement de la colle. Cette étape garantit un shaft propre et lisse, préalable indispensable à la pose d’une nouvelle bande adhésive.
La nouvelle bande, choisie légèrement plus longue que le grip, se pose soigneusement : le sens du pli (jointure sur le dessus ou le dessous du shaft) reste question de préférence. On veillera à rabattre l’excédent à l’intérieur pour protéger l’extrémité. L’application du solvant est déterminante : l’intérieur du grip doit en être généreusement enduit pour que le montage s’effectue en un seul mouvement, sans à-coup. L’alignement (logo apparent ou non, repères sur la face du grip pour les putters) doit être contrôlé à la pose, puis club orienté en situation de jeu pour les derniers ajustements.
L’ultime conseil d’expert : frapper la crosse du club sur le sol, côté grip, garantit une pose parfaite et évite qu’il ne bouge en séchant. Laisser le club immobilisé à l’air libre quelques heures, idéalement une nuit entière, assure à la colle de reprendre son adhérence. Cette vigilance évite glissements ou déformations du grip lors des premières frappes.
La réussite du re-grippage ne tient pas qu’à l’outil, mais au soin apporté à chaque étape. Ce geste répété nourrit un rapport intime à son jeu, tout en ouvrant la porte à la personnalisation – choix d’épaisseur, de texture, de tension. Maîtriser cette opération, c’est affirmer sa culture d’équipement et enrichir sa pratique, club en main comme à l’atelier.





