Richard Bland l’a confirmé sans détour : si l’avenir de LIV Golf venait à vaciller, il n’irait pas poursuivre le jeu sur le PGA Tour Champions. Dans un contexte de tourments pour le circuit soutenu par le fonds saoudien — qui devrait se retirer après 2026 —, le joueur anglais de 53 ans s’affiche lucide quant à sa fin de carrière : « Je ne suis pas vraiment le bienvenu là-bas », admet-il à propos de la scène senior américaine.
Bland, vainqueur du Senior PGA Championship et de l’U.S. Senior Open en 2024, se distingue par son parcours singulier. Alors que certains ex-membres LIV, tels que Pat Perez ou Henrik Stenson, acceptent une suspension d’un an pour tenter l’aventure sur le PGA Tour Champions, Bland ferme la porte à cette perspective. Il n’a reçu aucune exemption automatique malgré ses titres majeurs seniors, une règle institutionnelle confirmant la volonté du circuit américain de limiter les passerelles avec LIV Golf.
Ce positionnement illustre le climat d’incertitude entourant toute une génération de champions « expatriés » : même auréolé de succès, le passage par LIV Golf entraîne des conséquences durables sur la suite de la carrière. Richard Bland, pour sa part, aborde avec sérénité l’idée du semi-retrait, préférant des apparitions ponctuelles à la course effrénée du calendrier mondial senior. Un regard lucide sur les effets d’un calendrier exigeant, dans un paysage professionnel en pleine redéfinition.
Restent en suspens les alternatives qui s’offrent à Bland au-delà de son parcours et les éventuelles évolutions institutionnelles du côté nord-américain. Mais son cas éclaire, pour les générations à venir, le prix d’une trajectoire singulière à l’approche de la retraite sportive.





