Lisbonne a ce talent rare : vous faire croire que tout est simple, même quand votre balle vient de rebondir sur un pin parasol avec la dignité d’un pigeon place du Commerce. Pour un séjour de golf à Lisbonne, on vient chercher des parcours variés, une ville qui se marche autant qu’elle se goûte, et cette lumière qui rend même un bogey photogénique. Mon conseil ? Ne pas choisir entre golf et Lisbonne. Faire les deux, proprement, avec un wedge dans le coffre et une réservation de dîner dans la poche.
J’ai posé mon sac entre le Tage, Cascais et Sintra, avec un caddie mental baptisé Fernando. Fernando ne porte rien, mais il juge très bien les choix de club. C’est déjà beaucoup.
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A Win For The Ages!, Collection Brush Series40 €Construire son séjour de golf à Lisbonne sans perdre sa balle ni son âme
Lisbonne n’est pas une destination de golf compacte comme certains resorts espagnols où l’on passe du green au buffet en voiturette. Ici, le plaisir est dans la géographie : Sintra et ses collines romantiques, Cascais et son air marin, la rive sud plus sauvage, et la ville au milieu, avec ses pavés qui montent plus vite que votre handicap.
Le bon rythme : trois ou quatre nuits, deux à quatre parcours, une voiture de location et une solide capacité à dire encore un pastel de nata, mais le dernier. L’aéroport est proche du centre, les distances sont raisonnables, mais les ponts, les horaires et les envies de coucher de soleil peuvent transformer un trajet de 35 minutes en petite dissertation portugaise.
Côté repères officiels, le site de Visit Portugal est utile pour préparer la partie touristique, tandis que la Federação Portuguesa de Golfe donne le pouls du golf local. Fernando, lui, recommande surtout de vérifier le vent avant de fanfaronner au départ du 1.
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Sundays On The Course. Bleu/Sable, Oversized40 €Un peu d’histoire : des navigateurs, des Anglais et des greens très bien tondus
Lisbonne est une ville construite sur les départs. Au XVe siècle, les caravelles partaient chercher le monde ; aujourd’hui, les golfeurs partent chercher leur balle provisoire. Même poésie, moins de scorbut. La ville a été façonnée par le commerce maritime, le tremblement de terre de 1755, la reconstruction pombaline, puis les migrations, les révolutions et cette douceur sociale qui mélange cafés de quartier, linge aux fenêtres et tramways jaunes obstinés.
Le golf, lui, est arrivé au Portugal par la porte britannique. Les communautés anglaises liées au commerce du porto et aux lignes maritimes ont importé leurs habitudes : thé, tweed et petits drapeaux au loin. Le premier élan structuré vient du nord, à la fin du XIXe siècle, puis Lisbonne suit avec le Lisbon Sports Club, fondé en 1922 par la communauté britannique. Cascais et Estoril, stations élégantes et refuges d’exilés pendant la Seconde Guerre mondiale, ont ensuite donné au golf local son parfum cosmopolite.
Depuis les années 1990, l’offre s’est modernisée : resorts à Sintra, links contemporains vers Cascais, parcours résidentiels et clubs plus accessibles. Résultat : les parcours de golf à Lisbonne racontent autant une histoire sociale qu’un art du tourisme. On y croise des Lisboètes du week-end, des retraités anglais très affûtés au putting, des Français persuadés d’avoir compris le vent, et Fernando, qui ricane en silence.
Les parcours à jouer autour de Lisbonne
Penha Longa : le golf de Penha Longa près de Lisbonne, version palais et pins
À Sintra, Penha Longa a le sens du décor. On arrive entre forêt, relief et bâtiments historiques, avec l’impression d’entrer dans un film où le héros aurait oublié son sand wedge. Le parcours Atlantic Championship, signé Robert Trent Jones Jr., est le grand morceau : vallonné, exigeant, esthétique, avec des greens qui demandent plus de diplomatie qu’un dîner de famille.
Pourquoi y jouer ? Pour l’expérience complète : service net, dessin intelligent, vues sur la serra, et cette ambiance de resort haut de gamme qui sait rester portugaise. Le petit détail qui change tout : les ruines et l’ancien monastère, qui donnent aux trous une profondeur rare. On ne joue pas seulement un parcours, on traverse un domaine.
Fourchette indicative : comptez environ 120 à 180 € selon saison, horaire et formule. Ce n’est pas la sortie économique du voyage, mais c’est le parcours qui donne du corps au carnet de route.
Oitavos Dunes : l’Atlantique sans carte postale molle
Oitavos Dunes, à Cascais, est souvent présenté comme le grand parcours spectaculaire de la région. Il l’est, mais pas au sens facile du terme. Ici, le vent a un contrat à durée indéterminée, les fairways ondulent, les bunkers ont de la personnalité, et la mer apparaît comme une présence plus que comme un décor. Arthur Hills a dessiné un parcours ouvert, ferme, très lisible, mais jamais docile.
Pourquoi y jouer ? Parce qu’il oblige à penser. Le joueur qui tape fort sans stratégie repart avec une collection de bogeys et une leçon d’humilité, ce qui est très tendance depuis Socrate. Le petit détail : la sensation de sol, parfois presque links, qui change radicalement des parcours plus arborés de Sintra.
Fourchette indicative : environ 110 à 170 €. Le tarif pique un peu, mais moins qu’un fer 4 mal négocié dans le vent latéral.
Lisbon Sports Club : la pépite au charme britannique, bon rapport qualité-prix
Voici mon chouchou de voyage, celui qu’on recommande avec l’air faussement détaché de quelqu’un qui ne veut pas trop ébruiter l’affaire. Le Lisbon Sports Club, à Belas, n’a pas l’arrogance des grands resorts. Il a mieux : une âme. Fondé en 1922, il serpente dans une vallée boisée, avec un clubhouse simple, une atmosphère de club et un tracé plus malin qu’il n’en a l’air.
Pourquoi y jouer ? Pour respirer un golf à l’ancienne, accessible, technique, joyeux. On place la balle, on compose avec les pentes, on comprend vite que court ne veut pas dire facile. Le petit détail : certains départs semblent posés dans un jardin anglais qui aurait pris des vacances au Portugal.
Fourchette indicative : souvent autour de 60 à 95 € selon le jour et la saison. Pour moi, c’est l’une des meilleures réponses à la question du très bon rapport qualité-prix autour de Lisbonne.
Belas Clube de Campo : moderne, pratique, plus corsé qu’il ne sourit
Belas est une option très intelligente pour ceux qui veulent jouer sans partir à l’autre bout de la carte. Le parcours est proche de Lisbonne, bien entretenu, varié, avec des trous qui alternent ouvertures confortables et passages plus serrés. On croit parfois pouvoir l’attaquer tranquillement, puis un obstacle d’eau vous rappelle que la confiance est une matière inflammable.
Pourquoi y jouer ? Pour son équilibre : accès simple, vraie qualité de dessin, infrastructures solides. Le petit détail : le contraste entre l’environnement résidentiel et certains trous très naturels, où l’on oublie vite la proximité de la ville.
Fourchette indicative : environ 75 à 115 €. À intégrer facilement en premier ou dernier jour, surtout si votre vol impose une chorégraphie logistique.
Aroeira Pines Classic : traverser le Tage pour trouver la bonne surprise
Au sud du Tage, Aroeira mérite qu’on passe le pont. Le Pines Classic, anciennement Aroeira I, déroule ses fairways parmi les pins, sur un terrain plat mais jamais monotone. L’ambiance est plus détendue, presque résidentielle, avec une vraie sensation de vacances. On est près des plages de Costa da Caparica, ce qui ouvre la porte à un après-golf sableux, mais volontaire cette fois.
Pourquoi y jouer ? Parce que le parcours est agréable, franc, moins intimidant que certains voisins prestigieux, et souvent plus doux pour le budget. Le petit détail : la lumière de fin d’après-midi dans les pins, qui donne envie de pardonner au trou 14. Presque.
Fourchette indicative : environ 60 à 100 €. Une excellente option pour compléter un programme sans transformer sa carte bancaire en performance artistique.
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Sundays On The Course. Vert/Gris40 €Où dormir : ville, resort ou compromis malin ?
Pour un hôtel de golf à Lisbonne au sens strict, Penha Longa Resort reste la grande adresse : service cinq étoiles, parcours sur place, spa, restaurants, Sintra à proximité. C’est parfait pour un voyage très confort, moins pour ceux qui veulent sortir tous les soirs dans l’Alfama sans négocier un retour nocturne avec leur conscience.
À Cascais, Onyria Quinta da Marinha est une base très pratique pour jouer Oitavos, Quinta da Marinha et rayonner vers Sintra. L’ambiance est plus balnéaire, plus calme, avec ce chic portugais qui ne crie jamais. On peut y garer la voiture, respirer, et prétendre que l’on fait des étirements alors qu’on choisit le dîner.
En ville, j’aime beaucoup Memmo Príncipe Real pour son emplacement, sa vue et son élégance discrète. The Vintage Hotel & Spa, près de l’Avenida da Liberdade, coche aussi les cases du séjour urbain confortable. Dormir à Lisbonne permet de vivre la ville le soir : bars, restaurants, ruelles, et cette petite côte finale qui remplace avantageusement la salle de sport.
Où boire un verre et où manger après 18 trous
Après le golf, Lisbonne devient très convaincante. Pour un verre, Pavilhão Chinês reste une institution baroque du Príncipe Real : salles remplies d’objets, cocktails sérieux, atmosphère de cabinet de curiosités. Red Frog, speakeasy réputé, joue la carte cocktail précis et lumière tamisée. Plus simple, le Quiosque Ribeira das Naus permet de boire face au Tage sans faire semblant d’être blasé.
Côté table, Cervejaria Ramiro est un classique pour les fruits de mer : crevettes, crabes, palourdes, service rapide et bonheur sans chichi. Taberna da Rua das Flores, au Chiado, propose une cuisine portugaise vive, courte, souvent excellente, avec l’énergie d’une salle minuscule qui sait ce qu’elle fait. Prado, plus contemporain, travaille les produits locaux avec une élégance nature.
À goûter absolument : bacalhau à brás, morue effilochée avec œufs et pommes de terre ; polvo à lagareiro, poulpe rôti à l’huile d’olive ; amêijoas à Bulhão Pato, palourdes à l’ail et coriandre ; bifana, sandwich de porc mariné qui soigne très bien les doubles bogeys ; queijo de Azeitão, fromage crémeux du sud du Tage ; pastéis de nata, évidemment. Fernando recommande d’en commander deux pour comparer la cuisson. C’est scientifiquement fragile, mais moralement solide.
À boire : vinho verde pour la fraîcheur, rouges de l’Alentejo pour le dîner, ginjinha pour la tradition, et café bica pour relancer la machine. Attention : le café portugais est petit, noir, efficace. Comme un putt rentré plein centre.
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Quick Round, Long Bar, t-shirt Oversized40 €Mon itinéraire idéal pour 4 jours
Jour 1 : arrivée, installation à Lisbonne ou Cascais, balade dans le Chiado, dîner léger si vous avez la sagesse d’un moine. Sinon Ramiro, et l’affaire est entendue. Jour 2 : Lisbon Sports Club le matin, déjeuner simple au clubhouse ou retour en ville, soirée Príncipe Real. C’est la mise en bouche parfaite, historique et abordable.
Jour 3 : Penha Longa ou Oitavos selon votre humeur. Penha Longa pour le domaine, Sintra et les pins ; Oitavos pour le vent, le dessin plus ouvert et la sensation atlantique. Jour 4 : Aroeira ou Belas avant le vol, selon votre logistique. Un bon séjour de golf à Lisbonne accepte l’imperfection : mieux vaut trois parcours bien vécus que cinq départs attrapés comme des trains de banlieue.
Avant de partir, préparez votre sac avec lucidité : coupe-vent léger, polo respirant, chaussures confortables pour la ville, casquette, crème solaire, et une tenue qui passe du clubhouse au bar sans ressembler à une publicité pour l’élasthanne. Pour ajuster la panoplie, le pro-shop UP Golf Society peut éviter quelques fautes de goût. Pas toutes : le pantalon blanc sous la pluie reste votre responsabilité.
Budget réaliste et conseils de terrain
Pour quatre jours, hors vols, prévoyez une base d’environ 700 à 1 300 € par personne selon standing, nombre de green fees et choix des restaurants. La voiture est presque indispensable si vous combinez plusieurs parcours. Les VTC fonctionnent bien en ville, mais transporter un sac de golf à 7 h du matin reste une activité qui révèle la vraie nature humaine.
Réservez les départs à l’avance, surtout au printemps et à l’automne. Les meilleurs créneaux partent vite, et jouer à midi en été peut transformer votre routine de putting en rite solaire. Côté matériel, un demi-série de location peut suffire pour un parcours improvisé, mais si vous venez pour jouer sérieusement, prenez vos clubs. Votre driver vous connaît. Il vous trahit, certes, mais avec intimité.
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Quelle est la meilleure saison pour jouer autour de Lisbonne ?
Le printemps et l’automne sont les meilleures périodes : températures douces, lumière superbe, parcours en bon état. Mars à juin puis septembre à novembre offrent le meilleur équilibre. L’été reste jouable tôt le matin, mais la chaleur et les tarifs peuvent grimper avec une belle assurance.
Quel budget pour un séjour de golf à Lisbonne ?
Pour trois nuits et trois parcours, comptez souvent entre 700 et 1 300 € par personne hors vols. La différence se joue sur l’hôtel, les green fees choisis et la location de voiture. Lisbon Sports Club ou Aroeira permettent de calmer le budget sans sacrifier le plaisir.
Faut-il un bon niveau pour profiter des parcours ?
Pas forcément, mais il faut choisir intelligemment. Lisbon Sports Club, Belas et Aroeira conviennent à beaucoup de joueurs si l’on accepte de jouer placé. Oitavos et Penha Longa demandent plus de précision. Dans tous les cas, prenez des balles en nombre raisonnable. Fernando appelle cela de l’optimisme avec inventaire.
Au fond, Lisbonne réussit son coup parce qu’elle ne se réduit pas au golf. On y joue, puis on mange, on marche, on regarde le Tage, on se perd dans une rue trop pentue, on comprend que le score n’est qu’une colonne parmi d’autres. Et parfois, au détour d’un fairway de pins ou d’un comptoir de bacalhau, on se dit que le voyage a déjà rendu sa carte. Même avec 31 putts. Surtout avec 31 putts.






