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British Open 2026

Royal Birkdale : quand la Nouvelle-Zélande double la mise

Ils étaient deux, ils sont désormais légion — du moins, si l’on en croit l’ombre grandissante de la Nouvelle-Zélande sur la scène des Majeurs. Dimanche, Ryan Fox a arpenté Royal Birkdale comme s’il rentrait au club house du Gulf Harbour, sauf que cette fois, c’était la Claret Jug en bandoulière. Sur le fairway, la horde britannique rongeait son frein ; dans le Pacifique Sud, Lydia Ko retenait (mal) ses larmes. Il faut dire que voir un compatriote soulever le plus vieux trophée du golf, ça vous serre le cœur. Surtout quand, deux ans plus tôt, c’était vous la “Champion Golfer of the Year”.

Un doublé qui fait date : Ko-Fox, le club très privé

Dans l’histoire du British Open, les vainqueurs venus de pays dits “exotiques” se comptent sur les doigts… d’une main de sculpteur. Lydia Ko, sacralisée au Home of Golf pour son troisième Majeur, avait déjà secoué la planète golf féminine. Ryan Fox, lui, vient d’ajouter son nom à une affiche où les Kiwis restaient discrets – jusqu’ici. Cette synchronisation inédite des succès néo-zélandais, à deux ans d’intervalle et sur deux circuits majeurs, vaut bien une ovation dans le bush. On avait connu la domination yankee, la French touch épisodique, la furia ibérique ; place au haka sur les links anglais.

Royal Birkdale, théâtre des exploits rares

Royal Birkdale, ce n’est pas seulement le vent, les bunkers qui avalent les ambitions et la lumière qui ricoche sur les roughs. C’est surtout un parcours qui ne pardonne pas l’à-peu-près, où seuls les swings les plus solides gravent leur nom sur l’argent massif de la Claret Jug. En 2026, Fox a donc déjoué le piège — mieux, il a offert une masterclass à la néo-zélandaise : calme, puissance, coup de putter aussi chirurgical qu’un all black en mêlée fermée. Pas étonnant que Ko, au bout du fil, ait ouvert la conversation d’un "Hello, Champion Golfer of the Year" — sourire compris, larme en prime.

La Nouvelle-Zélande, nouveau pôle du golf mondial ?

Qui aurait parié, il y a dix ans, sur le golf kiwi pour bousculer la hiérarchie des Majeurs ? Bien sûr, le rugby reste roi à Auckland, mais Fox et Ko prouvent que le practice a pris le pas sur l’ovale plus souvent qu’on le croit. Ce doublé historique, c’est plus qu’une anecdote pour les quiz du clubhouse : c’est un vrai signal pour les jeunes Kiwis et, au-delà, pour tous les « petits » du golf mondial. Quand on sait la difficulté de s’exiler jeune, de courir les tournois à l’autre bout du monde (et de lutter contre le décalage horaire permanent), la performance n’en est que plus remarquable.

Golf au féminin : Ko, la pionnière qui inspire

Si Lydia Ko n’a jamais fait mystère de sa fierté nationale, son échange téléphonique post-victoire prouve à quel point le succès de Fox résonne pour toute la communauté du golf néo-zélandais. Ko, victorieuse à St Andrews, s’apprête à défendre ses chances lors de l’AIG Women’s British Open, du 30 juillet au 2 août 2026. Avec, dans le rétroviseur, la réussite de Fox comme inspiration supplémentaire. Entre modestie souriante et ambition décomplexée, la relève kiwi a de quoi rêver plus grand.

Ce que ce British Open change (vraiment)

Au-delà de la photo souvenir et des toasts au pinot noir, ce British Open 2026 installe la Nouvelle-Zélande comme une terre de golf crédible, capable de former des champions sur les deux circuits majeurs. Peu de nations hors USA et UK peuvent s’en targuer. Reste à voir si ce momentum survivra à la prochaine génération et si d’autres “petites” nations saisiront la balle au bond. En attendant, les Kiwis savourent : on les comprend, la Claret Jug n’a jamais eu un tel accent.

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Sources et références

PGA Tour

The Open – Site officiel

LPGA

AIG Women’s Open

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