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Golfweek Super Senior 2026

Golf Club of Georgia : Maddalena, le retour du swing affûté à 66 ans

Il y a des semaines où la sagesse paie plus qu’un swing de 300 mètres. Au Golf Club of Georgia, Steve Maddalena l’a prouvé aux sceptiques — et à lui-même — en raflant le Golfweek Super Senior National Championship 2026 à 66 ans, sourire en coin, wedge en main. Autant dire qu’à cet âge, on n’appelle plus ça un come-back, mais une leçon de tempo.

À quoi tient une victoire senior ?

Trois jours sur les fairways surchauffés de Géorgie, un putting retrouvé — grâce à une vidéo prise par un ami, preuve que le coaching moderne n’a pas d’âge — et voilà Maddalena qui s’installe en tête dès les premiers tours : 69 puis 71 pour s’offrir la pole position avant le sprint final. Pas d’esbroufe, peu de rough, et un seul three-putt de toute la semaine : chez les super seniors, la carte ne ment pas.

Le jeu court, arme fatale à 66 ans

Longtemps, le putting a été le talon d’Achille de Maddalena (« slim pickin’s pour le vieux », glisse-t-il mi-figue mi-raisin). Mais à force de travail, c’est sur le green que tout s’est joué. 31 trous sans bogey, un birdie décisif sur le par 5 final… et la pression de Stevie Cannady, vainqueur deux ans plus tôt, revenu à un coup au dernier moment. La victoire se décide au wedge et au mental — pas au driver.

Pression, expérience et gestion du money time

Il aurait pu plier sur un putt manqué ; il a serré le jeu. Dernier trou : Maddalena à 12-15 pieds pour birdie, Cannady à 10 pieds. Maddalena rentre, Cannady aussi — mais l’avance est faite. Le style n’est pas flamboyant, mais la régularité, elle, est clinique. On n’a pas tous les jours l’occasion de battre un ancien vainqueur sur son terrain, surtout quand on sait que ses birdies sont désormais plus précieux que ses drives.

Le Golf Club of Georgia, théâtre des exploits seniors

Il faut saluer la scène : le Golf Club of Georgia, habitué aux joutes féroces du circuit amateur américain, offre aux super seniors une plateforme où chaque trou compte double. Dans les autres divisions, le scénario est similaire : Todd Doss s’impose chez les seniors, Emile Vaughan et Neil Spitalny chez les légendes. Mais c’est bien Maddalena qui, en retrouvant le cercle des vainqueurs, rappelle que la longévité est une vertu plus qu’une statistique.

Au-delà du trophée : quelle place pour les vétérans ?

Aux États-Unis, le golf senior ne connaît pas la crise : tournois, divisions, palmarès, tout est calibré pour offrir une deuxième (ou troisième) carrière aux passionnés de la petite balle blanche. Maddalena, ancien pensionnaire de l’Université du Michigan, s’offre ici plus qu’un titre : un clin d’œil à son père de 88 ans qu’il emmènera prochainement sur les greens du Michigan, et un pied de nez à tous ceux qui pensent que le golf, passé 60 ans, rime avec « funérailles du swing ».

Prochain rendez-vous ? Un qualifier pour l’U.S., histoire de rappeler que, même chez les super seniors, on ne raccroche jamais tout à fait le sac. Avis aux amateurs, le putting — et la modestie — n’ont décidément pas d’âge.

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Sources et références

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