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Amundi Evian Championship 2026

Evian, scène d’ouverture : Nelly Korda et l’ombre portée des championnes

Dans la brume matinale du lac Léman, certains rêvent de croissants, d’autres de birdies. Pour les 132 joueuses de l’Amundi Evian Championship 2026, la gourmandise prend la forme d’un trophée majeur et d’un chèque à sept chiffres. Quatrième levée du Grand Chelem féminin LPGA, Evian ouvre ses fairways à la crème du golf mondial, mélangeant étoiles confirmées, prodiges en devenir et quelques amatrices qui n’ont pas peur du rough… ni de la pression.

Nelly Korda, impératrice à l’heure suisse

Il est 4h36 (du matin pour les insomniaques, du green pour les pros) quand Nelly Korda, numéro 1 mondiale, prend le départ jeudi depuis le 10. En sa royale compagnie : Haeran Ryu, qui a soulevé le KPMG Women’s PGA il n’y a pas si longtemps, et Lottie Woad, jeune talent que les connaisseurs placent déjà sur la grille des prochaines grandes. Deux groupes devant, Kiara Romero et Farah O’Keefe, figures de proue de la génération amateur américaine, donnent le ton. À Evian, les légendes côtoient les rookies, et personne n’est là pour jouer le figurant.

La dotation : neuf millions pour un rêve

La dotation fait tourner les têtes : 9,1 millions de dollars, dont 1 365 000 $ pour celle qui dominera le lac. De quoi faire pâlir les bourses du circuit européen masculin, et rappeler que le golf féminin a définitivement changé de dimension financière. À Evian, la victoire ne paie pas que l’ego ou le palmarès.

Les championnes passées, mémoire vivante du tournoi

La tradition, ici, veut que les anciennes gagnantes ne viennent jamais en touristes. Céline Boutier (2023), toujours très attendue par le public français, partage le terrain avec Ayaka Furue (2024), Grace Kim (2025) et Lydia Ko, toutes à la recherche d’un nouveau chapitre à écrire sur les pentes du Resort. Ce cortège de lauréates, c’est un peu le comité d’accueil pour qui songerait à s’inviter au bal.

Amateurs au départ, mythe à l’arrivée ?

Sept amateurs se glissent dans le champ des 132. Une poignée face à l’armée des pros, mais parfois il suffit d’une. Si Evian a rarement sacré une joueuse non professionnelle, le simple fait de croiser le fer – et le wedge – avec l’élite mondiale marque une étape initiatique. Pour ces jeunes, la pression du leaderboard a une saveur différente – celle des premiers cut, des roughs qui n’ont rien d’école, et des regards du monde.

Evian, bastion européen sous pavillon mondial

Unique majeur féminin du LPGA disputé en Europe continentale, l’Amundi Evian Championship est un OVNI dans le calendrier. S’y imposer, c’est dompter des greens qui ne pardonnent rien, des breaks à donner le vertige… et, pour les Françaises, jouer devant une galerie acquise mais exigeante. Derrière Céline Boutier, l’espoir d’un nouveau sacre bleu-blanc-rouge est discret mais bien vivant.

À la croisée des générations et des continents, Evian 2026 s’offre comme un miroir du golf mondial : cosmopolite, relevé, un brin imprévisible. Rendez-vous sur le green et devant l’écran, car ici, l’histoire s’écrit à l’aube… et parfois jusqu’au dernier putt du soir.

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