Il y a des bulles de savon plus surprenantes que le retour de Jon Rahm au Scottish Open, mais il faut reconnaître à l’édition 2026 ce petit parfum d’événement clandestin soudainement officialisé. Sur le tee du Genesis Scottish Open, on croise à nouveau Rahm, mais aussi sept autres transfuges du LIV, en toute simplicité. Les absents des deux dernières saisons sont désormais dans le champ, bras dessus bras dessous avec Scheffler, McIlroy ou Hatton. L’ancien monde et le nouveau font chambre commune sur les fairways d’Écosse, et pourtant, si l’on en croit Rahm lui-même : rien n’a vraiment changé.
"C’est juste une autre semaine", glisse le Basque avec le flegme d’un habitué du vent, du fescue et des nuages bas. Une déclaration qui sonne comme un demi-camouflet à tous ceux qui attendaient une révolution de velours. Oui, LIV et PGA cohabitent à nouveau hors des Majeurs, grâce au label co-sanctionné du DP World Tour. Non, le ciel n’est pas tombé sur la Tartan Army. Mais derrière cette apparente normalité, le Scottish Open 2026 pose une question plus épineuse : la réunification du golf mondial est-elle vraiment en marche, ou chacun fait-il simplement semblant ?
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Grattes, Push-Slices Et Sockets, Bleue40 €La nouvelle normalité : l’étrange ordinaire des retrouvailles
Officiellement, rien ne distingue le Scottish Open 2026 d’un millésime pré-LIV, hormis les étiquettes sur les sacs et quelques sourires gênés au driving range. Rahm, habitué à croiser Rory, Scottie et consorts dans les grands rendez-vous, retrouve sur le leaderboard des noms longtemps bannis des discussions PGA. Pourtant, à entendre les intéressés, l’événement ne suscite plus la moindre tension : la vie reprend son cours, le parcours est un links, le vent souffle, et la routine reprend le dessus.
Ce retour en douceur n’est pas anodin. Pendant deux saisons, la fracture entre circuits avait transformé le Scottish Open en mini-major sans certains de ses héros. La présence simultanée des cadors du PGA Tour, du DP World Tour et du LIV Golf, hors Majeur, était devenue rarissime. Rahm l’admet entre deux birdies : "Heureux que la DP World Tour me permette d’être là, c’est l’un de mes tournois préférés."
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Sundays On The Course. Bleu/Blanc, Oversized45 €Scottish Open : répétition générale avant L’Open… et plus si affinités
L’autre secret de polichinelle, c’est que ce tournoi joue un rôle clé dans la préparation à l’Open Championship, la semaine suivante. Rahm évoque volontiers Valderrama (qui accueille le LIV en Espagne), mais rien ne vaut, selon lui, un links écossais pour ajuster trajectoire basse, punch au fer 4 et lecture de green en diagonale.
Ce parfum de répétition générale n’a rien d’artificiel : chaque année, les meilleurs viennent s’acclimater au vent, au rough épais et à la fescue qui ne pardonne aucun drive égaré. Qu’ils soient estampillés LIV ou PGA, tous cherchent le même graal : arriver sur le tee de l’Open avec le swing affûté et quelques souvenirs de birdies sur links.
Le co-sanctionnement : verrou déverrouillé (mais pour combien de temps ?)
Si Rahm foule à nouveau les fairways écossais, il le doit au label co-sanctionné. Ce passeport diplomatique, signé PGA Tour et DP World Tour, autorise la plupart des exilés LIV à revenir sur le devant de la scène sans passer par la case polémiques. Mais cette réunification institutionnelle n’est pas acquise pour l’éternité : personne ne sait encore ce que deviendra le LIV Golf une fois la manne saoudienne tarie (fin 2026 selon la source officielle).
Scott O’Neil, nouveau patron du circuit, industrialise les réunions d’urgence pour trouver une bouée de sauvetage. Jon Rahm, pour l’instant, n’a pas été sollicité pour investir ses propres euros dans la boutique. Ambiance "on verra bien", où chaque semaine pourrait bien être la dernière avant un nouveau schisme.
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Sundays On The Course. Rouge/Noir40 €Pour les Européens et Français, une fenêtre à saisir ?
Pour les joueurs continentaux, et en particulier français, ce type de Scottish Open hybride est à double tranchant. D’un côté, la force du champ rappelle celle d’un Majeur, ce qui inspire et motive. De l’autre, le champ de mines pour glaner une place sur le leaderboard s’intensifie. Mais pour qui veut se jauger au niveau mondial sans attendre l’Open, l’opportunité est unique : se frotter aux meilleurs, tous circuits confondus, sur un tracé exigeant et devant un public qui ne manque jamais de piquant.
L’avenir du Scottish Open : retour au passé ou tremplin vers l’unification ?
Impossible de prédire si cette parenthèse normalisée survivra à la prochaine tempête institutionnelle. La seule certitude : en 2026, le Genesis Scottish Open offre une photographie rare du golf professionnel moderne, où chaque drive résonne comme un clin d’œil à une époque où le mot "champ" signifiait vraiment tous les meilleurs. Et si, derrière l’ordinaire affiché, la véritable nouveauté était là ?
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