On croyait encore, il y a dix ans, que le sac du vainqueur d’un tournoi PGA ressemblait à un catalogue de sponsor : du logo, du contrat, et la promesse d’un monomarque jusqu’au grip. Mais Chris Gotterup a brisé cette routine au John Deere Classic 2026, en assemblant un sac sur-mesure, comme on compose un bon blend de whisky écossais : un zeste de Ping, deux traits de TaylorMade, une pincée de Bridgestone. Résultat ? Un trophée, et quelques certitudes remises en question sur le circuit.
La première question qui vient : est-ce vraiment le matériel, ou le joueur qui fait la différence ? La réponse, comme souvent au golf, oscille entre les deux. Mais impossible d’ignorer que Chris Gotterup, en s’affranchissant des setups standardisés, a affiché une personnalité tranchée jusque dans le choix de sa tête de driver – un Ping G440 LST de 7,5°, ni plus, ni moins. Les bois de parcours, eux, alternaient entre un BRNR Mini Copper (13,5°) et un Qi4D (21°), deux TaylorMade, mais deux philosophies de jeu bien distinctes dans la main d’un joueur qui sait quand attaquer, et quand temporiser.
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Born Under Par, T-shirt Oversized40 €Un sac qui bouscule les codes du PGA Tour
Sur le PGA Tour moderne, l’ère du sac « full contract » – tout d’une seule marque, du driver au putter – n’est plus aussi hégémonique qu’autrefois. À TPC Deere Run, Gotterup a fait le choix de panacher : des fers Bridgestone Tour B 220 MB du 4 au 9, classiques, forgés, fidèles à une certaine pureté de frappe. Wedges TaylorMade MG5 (46, 52, 56, 60°), shaftés différemment selon la distance et l’effet recherché ; un putter Spider X Tour, qu’on ne présente plus tant il a conquis les greens du Tour ; une balle Bridgestone Tour B X Mindset, pour ceux qui aiment la consistance… et le petit clin d’œil à Tiger.
Ce panachage n’est pas seulement affaire de goût : il traduit une nouvelle relation des joueurs au matériel. Moins de contrats exclusifs, plus de personnalisation, et un vrai travail de fitting pour adapter chaque club à chaque coup-clé du parcours. TPC Deere Run, avec ses doglegs et ses greens exigeants, récompense ce genre d’audace.
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UP Circle, hoodie. Vert70 €Matériel ou mental : où se joue la différence ?
Aucun club, aussi ajusté soit-il, ne swingue tout seul. Mais la capacité à s’appuyer sur une configuration de clubs choisie pour soi (et non imposée) influe sur la confiance à l’adresse. Gotterup, peu connu pour suivre les sentiers battus, a sans doute trouvé dans ce sac hybride la liberté stratégique nécessaire pour dynamiter la hiérarchie du leaderboard à Silvis, Illinois. Le fait est : il n’a pas hésité à mixer les shafts les plus exigeants (HZRDUS Smoke Black RDX 70 et 80 TX, KBS C-Taper 130 X, True Temper Tour Issue Onyx X100) pour correspondre à chaque secteur de jeu.
Rien n’indique dans les données officielles la raison de chaque choix, ni si un club a fait basculer le tournoi sur un par 5 ou dans le rough. Mais la cohérence du setup, sa complémentarité et la variété des trajectoires offertes résument le nouveau visage du Tour : une génération qui privilégie l’efficacité à la fidélité aveugle.
Le John Deere Classic, théâtre des audaces inattendues
Le John Deere Classic, dans le calendrier PGA Tour, a souvent couronné des outsiders ou des joueurs en quête de leur premier sacre. Mais voir un joueur s’imposer avec un sac aussi éclaté – et sans céder à l’uniformité marketing – envoie un message aux jeunes pros : il n’y a plus de recette unique.
La conséquence ? De plus en plus de joueurs affinent leur setup, club par club, selon le parcours, la météo, leur swing du moment. Le « sac du vainqueur » est devenu un laboratoire ambulant, reflet d’une époque où le fitting est roi et où les frontières entre les marques s’estompent à mesure que l’exigence de performance s’accroît.
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Sundays On The Course. Bleu/Gris, Oversized45 €Leçon pour les joueurs français (et européens) : l’ouverture stratégique
L’histoire de Chris Gotterup à TPC Deere Run rappelle aux joueurs européens que l’époque où l’on copiait simplement le sac du champion du moment est révolue. Sur le plan amateur, s’inspirer de cette liberté a du sens : fitting, test, mix des références – le tout pour coller à son jeu, pas à la tendance du pro-shop. Reste à voir si ce modèle fera école au-delà du circuit américain – sans oublier la question du budget, évidemment, car le joueur lambda ne bénéficie pas du même accès à l’arsenal complet du Tour.
Et après ? L’avenir du sac sur le PGA Tour
L’exemple Gotterup illustre une mutation de fond : le sac du champion devient une déclaration d’indépendance. Les marques, elles, devront s’y faire : la fidélité ne se décrète plus. Les joueurs, eux, continueront d’explorer, de panacher, d’optimiser. Un casse-tête pour les marketeurs, mais une bénédiction pour ceux qui aiment le golf comme un art de l’adaptation.
Et vous, changerez-vous d’approche lors de votre prochain fitting ? Si la question du matériel vous fascine, notre guide complet sur le sac du vainqueur du PGA Tour vous attend pour prolonger la réflexion.
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